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 Les mesures antisociales du Conseil d’État 2014-2017

mardi 7 mars 2017


Au cours de la législature 2013 – 2017, le Conseil d’État, à majorité socialiste, s’est livré à un démantèlement social d’une ampleur jamais connue.

Quelques exemples pour situer les enjeux :

2014 :

• Coupe dans l’aide sociale (-15%) pour les personnes de moins de 35 ans, sans charge de famille.
• Réduction des suppléments ménage pour les familles (50.- par enfant au lieu de 200.-).
• Diminution de l’aide au déménagement pour les personnes impotentes.
• Suppression de l’aide aux diabétiques nécessitant un régime alimentaire spécial.
• Suppression des primes de départ en retraite et cadeaux de fin d’activité pour les fonctionnaires.
• Augmentation des frais de sommation (frais de rappel).
• Augmentation de la participation des parents pour les enfants placés en institution de 25.- à 30.- par jour.
• Augmentation de la participation des parents pour les soins en psychomotricité de 28.- à 96.- par séance.
• Abaissement des normes de subventionnement des EMS.
• Poursuite de la baisse de la fiscalité sur le bénéfice des entreprises.

2015 :

• Réduction dans les faits de deux mois d’indemnités liées aux mesures d’insertion professionnelle, dites mesures de crise.
• Réduction du montant budgété des bourses d’étude.
• Augmentation du nombre de pénalités infligées aux chômeurs ayant fauté.
• Nouvel abaissement des normes de subvention des EMS.
• Suppression de la limite minimale de dotation pour le personnel des EMS = moins d’employés par patient.
• Abaissement de l’aide au ménage pour les personnes âgées, qui passe d‘une participation progressive variant selon le revenu de 10.- à 35.- à un coût uniforme de 35.- de l’heure.
• Augmentation des prix pour le déplacement en transport public des classes d’école, précédemment fixé pour deux zones entre 19.- et 39.-, passant à un coût uniforme de 65.-

2016 :

• Arrêt provisoire de la baisse de l’impôt des personnes physiques, pourtant promise pour faire accepter la baisse fiscale des entreprises.
• Introduction d’une participation des communes au Fond fédéral d’infrastructure de 4 millions.
• Diminution de la part de l’État au service d’éducation de rue pour les jeunes en rupture sociale de 170’000.-. En 2018 cette prestation sera encore réduite.

2017 :

• Suppression des mesures d’insertion professionnelle et par conséquent de la rémunération, entraînant une chute plus rapide dans l’aide sociale et la précarisation.
• Réduction de l’aide sociale (- 20%) pour les jeunes entre 18 et 35 ans sans emploi.
• Réduction de l’aide sociale (-15%) pour les jeunes entre 18 et 35 ans qui travaillent.
• Réduction de la franchise pour apprentis à l’aide sociale, qui passe de 400.- à 200.- par mois (ils ne pourront pas garder plus de 200.- de leur salaire).
• Réduction du supplément de formation pour les étudiants de 100.- à 50.- par mois.
• Diminution de l’aide aux frais de montures des lunettes de 150.- à 100.-.
• Les sanctions maximales pour les bénéficiaires de l’aide sociale passent de 15% à 30%.
• Diminution du nombre de personnes pouvant bénéficier des subsides d’assurance maladie par l’abaissement du revenu pris en considération.
• Non adaptation des subsides pour l’assurance maladie malgré la hausse de 5,6% des primes.

De plus, une révision à la baisse de la grille salariale de la fonction publique et une baisse des subventions à diverses institutions ont été décidés.
Et les budgets 2018 et 2019 seront pires encore !

Entre-temps, la fortune des 2% les plus riches du canton s’est accrue de 1’200 millions en 5 ans.

Plus que jamais, la voix du POP est nécessaire pour dénoncer et combattre ces dérives !

POP neuchâtelois  |   Dernière mise à jour: le 25 septembre 2017

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